La version du décret électoral publiée au Moniteur le 1er décembre 2025 diffère sensiblement du projet transmis par le Conseil électoral provisoire (CEP) au Conseil présidentiel de transition (CPT). Selon une source autorisée du CEP, six ajouts ont été intégrés au texte final, dont deux de nature substantielle, sans l’aval préalable des conseillers électoraux.
La première modification concerne l’inéligibilité des personnes sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Cette disposition, désormais inscrite dans plusieurs articles du décret, ne figurait pas dans la version originale élaborée par le CEP. L’institution électorale aurait exprimé des réserves d’ordre légal, estimant que cette orientation dépasse son cadre normatif.
La seconde modification porte sur la mise en place de dix centres de tabulation à l’échelle nationale, contre un seul initialement prévu dans le département de l’Ouest. Si cette mesure peut améliorer la couverture territoriale, elle implique également des coûts additionnels importants et une logistique plus complexe.
Malgré des échanges entre les deux instances, le CPT a confirmé ne pas vouloir revenir sur ces décisions. Une nouvelle publication au Moniteur est toutefois attendue afin de corriger certaines erreurs matérielles mineures. Le calendrier électoral reste inchangé, avec le premier tour des élections présidentielles et législatives fixé au 30 août 2026.
