Les forces armées américaines ont annoncé, jeudi, la saisie d’un nouveau pétrolier dans la région des Caraïbes, poursuivant ainsi leur campagne de pression contre les exportations pétrolières du Venezuela. Le navire, identifié sous le nom de Veronica, est accusé d’avoir enfreint les sanctions imposées par Washington au secteur énergétique vénézuélien.
Selon les autorités militaires américaines, le pétrolier aurait bravé le dispositif de contrôle mis en place par les États-Unis afin d’empêcher l’acheminement du pétrole vénézuélien vers les marchés internationaux. L’opération, menée en mer des Caraïbes, s’est déroulée sans affrontement, ont précisé les responsables américains, qui ont diffusé des images de l’intervention.
Il s’agit du sixième navire pétrolier saisi dans le cadre de cette stratégie de coercition maritime, destinée à renforcer l’isolement économique du Venezuela. Washington affirme vouloir ainsi lutter contre le contournement des sanctions et contre les réseaux maritimes opérant sous pavillons de complaisance ou via des circuits commerciaux jugés illégaux.
Cette nouvelle saisie intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu entre les États-Unis et le Venezuela. L’administration américaine poursuit une politique de fermeté à l’égard des autorités vénézuéliennes, qu’elle accuse de violations démocratiques et de mauvaise gouvernance du secteur pétrolier, principale source de revenus du pays sud-américain.
Si Washington défend la légalité de ces opérations, plusieurs observateurs internationaux s’interrogent sur leurs implications en matière de droit maritime et de souveraineté. Certains analystes estiment que la multiplication des saisies pourrait accentuer les tensions régionales et fragiliser davantage les équilibres déjà précaires dans la zone caribéenne.
Pour l’heure, les autorités américaines n’excluent pas de nouvelles interceptions de navires liés au commerce pétrolier vénézuélien. Elles affirment que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie globale visant à faire respecter les sanctions en vigueur et à limiter les capacités d’exportation du Venezuela.
