Washington a annoncé l’adoption de restrictions de visa visant un fonctionnaire du gouvernement haïtien, accusé par les autorités américaines d’avoir apporté un soutien présumé à des gangs et à d’autres organisations criminelles opérant en Haïti. L’identité du responsable n’a pas été dévoilée, une décision que le Département d’État justifie par des considérations de sécurité et de procédure.
Selon le communiqué officiel publié le 24 novembre 2025, les États-Unis estiment que ce responsable aurait entravé les efforts de l’administration haïtienne pour combattre des groupes désignés comme « organisations terroristes étrangères ». Ces accusations, bien que formulées avec prudence, s’inscrivent dans une ligne diplomatique constante : Washington cible depuis plusieurs années des personnalités soupçonnées de collusion avec les gangs ou de participation indirecte à leur financement.
La mesure annoncée s’intègre dans la stratégie américaine présentée comme un appui au rétablissement de la stabilité institutionnelle en Haïti. Le Département d’État souligne que cette démarche vise à encourager « une gouvernance plus efficace » et à soutenir les autorités haïtiennes dans leur lutte contre les réseaux armés qui paralysent le pays.
Cette nouvelle sanction intervient dans un contexte national où les violences urbaines, les enlèvements et l’effondrement des infrastructures sécuritaires continuent de mettre à l’épreuve la capacité de l’État haïtien à reprendre le contrôle du territoire. Elle ajoute également une pression politique internationale sur les acteurs publics soupçonnés d’ambiguïtés dans leur positionnement face aux groupes criminels.
Pour l’heure, ni le gouvernement haïtien ni les autorités judiciaires nationales n’ont réagi publiquement à cette annonce. L’absence d’identité révélée laisse planer de nombreuses interrogations sur l’ampleur réelle des implications politiques.
En rendant publique cette décision sans nommer le fonctionnaire concerné, Washington semble vouloir envoyer un message clair à l’ensemble de la classe dirigeante : toute complicité avérée ou présumée avec les organisations criminelles exposera ses auteurs à des sanctions immédiates sur le plan international.
Source : U.S. Department of State, communiqué du 24 novembre 2025
